Pour présenter plus de 30 ans de DUO NORMAND, il suffit de se reporter à ce qu’en disait, en 1982 dans l’éditorial du programme, de la 1ère édition Jacky HARDY qui fut l’un des meilleurs spécialistes normands du contre-la-montre, disciple à l’école sottevillaise du ″maître ″ André BOUCHER, le premier entraîneur de Jacques ANQUETIL :
« Il nous est paru intéressant à quelques jours du départ de cette épreuve, de vous donner quelques conseils élémentaires afin de mieux la préparer Il faut d’abord souligner que pour réussir une bonne course, vous devez être volontaire et vous apprêter à faire violence à une époque de la saison où les esprits sont disposés à se mettre en veilleuse. Cependant, ne vous écoutez pas trop, une préparation rationnelle vous permet de retrouver de bonnes sensations et la confiance surtout si elle est partagée, sans lesquelles le succès est interdit. Se préparer à deux pose un peu de problèmes. Il existe des contre-la-montre par équipes de quatre où c’est encore plus complexe. Dans la mesure de votre disponibilité, une quinzaine de jours devrait suffire pour que vous deveniez un tandem homogène et déterminé.
52 km ! c’est long et court à la fois. Il faut être dans l’allure dès les premiers kilomètres. Ce sera l’un des points culminants de votre préparation, le départ rapide (c’est simple, vous vous entraînez à partir vite, sans réfléchir !), le jour « J » et après un bon échauffement , vous serez ainsi en mesure de mettre du braquet rapidement sans hypothéquer votre rendement pour la suite de la course. Faut-il s’entraîner sur une distance supérieure. Non, pas nécessairement. Surtout, rechercher le rythme et une bonne coordination avec l’équipier. Les relais seront courts et appuyés. Chacun devra tenir compte du partenaire. Il ne faut pas « assassiner » son compagnon qui peut connaître par exemple un passage difficile mais pas irrémédiable. N’essayez pas d’être le meilleur des deux, mais la meilleure équipe de toutes. Si vous désirez allonger vos manivelles pour raccourcir votre « chrono » ne mettez vos leviers que l’avant-veille de la compétition, vous éviterez ainsi les ennuis musculaires. Ne vous surchargez pas en nourriture. Un repas calorique pris 3 à 4 heures auparavant est largement suffisant. Seuls, les plus ″soifards″ d’entre vous emmèneront un bidon. C’est tout. Et puis, si vous le pouvez, étudiez bien le parcours et pourquoi pas une répétition de l’épreuve trois jours avant. Bonne chance. »
De toutes ces lignes, retenez bien celle-là : « N’essayez pas d’être le meilleur des deux, mais la meilleure équipe de toutes »
Depuis le 3 octobre 1982, rien n’a changé : elle est toujours d’actualité !